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WOFSPARK WERNER FREUND Merzig
En ce dimanche d'Octobre le temps est magnifique, il me faudrait me changer un peu les idées. Un souci musculaire (lumbago) m'oblige à rester chez moi. Après prés d'un mois sans activité j'ai quelques fourmis dans les jambes. Je téléphone à Joce et lui demande si elle est ok pour une simple visite à Merzig. Étonnement de sa part "tu penses que cela ira ?" Mais oui puis si on ne peut pas tout voir on y retournera. Vrai que le soleil
peut aider surtout au niveau moral. À 13 heures nous décollons d'Hayange direction Merzig. Une heure plus tard nous arrivons enfin à Merzig, et nous garons la voiture tant bien que mal sur le parking. Il y a beaucoup de monde. Un problème de taille, la langue, on parle Allemand à Merzig, logique puisque cela est en Allemagne me diriez-vous. Qu'importe on se débrouillera, nous sommes déjà bien content de découvrir le Wolfspark Werner Freund.

D'après ce que nous pouvons lire et peut être comprendre le parc serait en réfection. Joce me dit avoir vu des loups noirs en arrivant, donc nous retournons sur nos pas et effectivement deux loups noirs s'ébattent gentillement. Ils se chamaillent tantôt pour un morceau de viande, d'un restant de carcasse, tantôt ils s'amusent. On remarque de suite qu'ils sont jeunes, ils paraissent très joueurs. Les visiteurs ne le dérangent guère, ni prêtant
aucune attention, sauf quand ceux-ci sont accompagnés de leurs canidés domestiques. Marrant de voir des chiens de petites tailles grogner ou aboyer sur les loups. Alors que ces derniers restes placides, les fixent puis reprennent leurs jeux. Le double grillage nous empêche de photographier comme nous le souhaiterions.

Puis nous remontons vers le parking et suivons les promeneurs. Il fait vraiment très bon on se croirait en une belle journée de printemps. Un premier enclos la construction parait neuve, et elle est neuve. Un mirador se trouve sur notre droite, nous nous y rendons.

Nous avons beau scruter l'enclos aucun loup n'est vraiment visible, juste une ombre assez furtive d'un loup de type européen, mais nous n'en sommes pas suffisamment sur. Le feuillage, les buissons, les clôtures nous empêche de bien distinguer. Pascal en profite pour consigner quelques notes sur notre cahier de voyage. puis nous redescendons et voulons longer l'enclos sur la droite mais c'est interdit, à cause des travaux de réfection. Nous
descendons le long de l'enclos, nous remarquons que beaucoup d'arbres sont abattus, certainement les stigmates de la tempête de décembre 1998. On peut aisément comprendre ce besoin de réfection, sachant que ce parc date de 1977. Soudain tapi dans l'herbe un loup européen. Il a un air triste, il nous regarde, mais est ce nous qu'il regarde ? Il parait préoccupé, peut être du à l'agitation des promeneurs. Un peu plus au loin un loup, mais il ne s'approche pas, au contraire il rebrousse chemin. Comme
bien souvent, il préfère se tenir à l'égard de l'homme. Un second se trouvant trop loin dort, nous aurions pu le prendre pour une souche voir un rocher. Sauf qu'à un moment il redresse et retourne sa tête.

Nous montons sur le second mirador espérant voir d'autres canis lupus, trop de monde, trop de bruit, et aucun loup en vue. Nous redescendons pour continuer à longer cet enclos, mais là aussi c'est interdit. Nous rebroussons chemin et nous dirigeons vers l'enclos des loups arctiques. Un marchand se trouve sur le chemin vendant des cartes postales, auto-collants et livre sur Freund Werner et son parc. Nous distinguons deux loups arctiques ou plutôt
des louves. Mais elles sont trop loin pour envisager de faire une photographie. Nous longeons l'enclos, c'est très pentu, une petite douleur se fait sentir sur mon côté droit. J'en profite pour faire une pause. Soudain les loups arctiques se mettent à hurler. Nous sommes là tapis dans le bois, à demi couverts sous les arbres. Notre sang se fige, nous avons la chair de poule. Non pas que cela nous fait peur, juste une certaine angoisse et surtout une joie profonde que d'entendre ce chant. Cela dure deux minutes
grand maximum, c'est trop beau, et quelque part doux à écouter. Nous continuons enfin nous arrivons en haut de la butte, nous surplombons l'enclos, mais aucun loup, ils sont en bas. Qu'importe nous longeons le haut de l'enclos et nous apercevons deux loups arctiques, ils paraissent vieux. Ils poussent des gémissements. Des promeneurs enjambent, la clôture, qui a cet endroit est à terre. Incroyable, l'autre meute de loups arctiques les ayant sûrement vu, se dirigent presque qu'en courant vers eux.

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