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WOFSPARK WERNER FREUND Merzig

C'est dingue les loups se collent au grillage, donnant des coups de flancs sur la clôture, comme une invitation à se faire caresser. Une dame les caresse, plutôt caresse une louve, ce qui a pour but de voir le mâle dominant s'en prendre à la louve, la grondant toutes dents dehors et la soumettre. Puis une fois cela fait, il se lève et s'appuie sur le grillage de toute sa hauteur. C'est trop magnifique, il en impose, il est superbe, majestueux.
Franchement une très belle bête. Nous photographions la scène, c'est fou de voir autant de spontanéité de la part de ces bêtes sauvages.

Nous nous permettons en faisant très attention, de prendre des photos au travers des mailles du grillage de l'enclos. Nous sommes prudents, nous n'oublions pas que ces animaux sont avant tout des prédateurs. Mais leur comportement truche avec ce que l'on peut lire, ce que l'on nous a raconté. Les deux louves d'à côté montrent aussi leur envie d'être caressées. Nous ne nous lassions pas de les admirer, nos regards sont continuellement sur les loups
arctiques, rien ne pourrait nous en détacher. C'est eux qui mette fin à notre vision, ils s'en vont redescendant plus bas. Même les deux vieilles louves s'en vont, disparaissant dans le sous-bois de leur enclos.

Nous continuons et rejoignons le premier enclos, nous remontons au sommet d'un mirador, mais ce n'est que des ombres furtives, impossible à photographier. Comme une taverne se trouve à l'entrée du parc, nous nous y rendons prendre une boisson rafraîchissante. J'en profite pour mettre à jour les notes sur le cahier de voyage, tout en répondant aux questions de Joce. Nous sommes vraiment stupéfiés de la sociabilité des loups arctiques, et
justement leur confirme mon hypothèse, sur que des hommes primitifs ont domestiqué des louveteaux. Quelque part nous envions Monsieur Freud Werner d'avoir ce contact avec les canis lupus, un contact privilégié. Simplement basé sur le fait qu'il a appris à être loup, d'avoir l'esprit loup avant d'avoir ce parc. On ne peut que le constater, lorsque l'on voit les photos le représentant avec ses loups. Il y a une telle complicité qui ne peut être basée que sur le respect mutuel. Nous ne pouvons dire que BRAVO. Je
fais la remarque à Joce "lorsque l'on voit que dans les cirques on ne voit jamais de loups.." Joce me répond "sûrement du à la mauvaise réputation du loup, et l'image négative qu'il pourrait éventuellement véhiculer aux spectateurs". Sans commentaires. Mais nous pensons toute fois que ses loups surtout arctiques sont bien trop sociables. Cela n'est pas vraiment le comportement du loup, sauvage, craintif, fuyant l'homme. Puis nous retournons voir nos deux jeunes loups noirs à l'entrée, je fais
une petite vidéo avec mon appareil numérique, hélas en voulant changer son format je la perds. Pas grave nous reviendrons à Merzig, nous n'avons pas eu le temps de voir le musée de Freund Werner qui expose en ces lieux le récit de ses 17 expéditions. Oui nous reviendrons, en espérant que nous aurons la chance de voir et de discuter avec Freund Werner.


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