Deux amandes oranges s’ouvrent dans les ténèbres, Puis se lèvent vers les lointaines étoiles, Dés lors un hurlement entendu jusqu’à Thêbre Plane sur la vallée comme un funeste voile.
A l’appel de ce cri la meute s’éveille Et répond en ami au frère isolé, Faisant glacer le sang du peuple qui sommeille Plus sûrement encore qu’un furieux feu follet.
Et courant, et courant à en perdre l’haleine, L’isolé la rejoint au pied de la montagne Amenant un renfort sur la piste des rennes, Qu’ils traqueront bientôt affamés mais sans hargne.
Cette quête finira au bout de la nuit, Epuisé le renne se laissera mourir Sous les crocs de la meute qui patiemment le suit, Les femelles seront premières à se nourrir.
Puis l’isolé devra se sauver, repu, Car une alliance ne fait pas une famille, Pas plus pour les humains que les canis lupus Et pourtant le printemps verra naître une fille. Efbé, le 08 juillet 2006 Nous te remercions François pour ce poéme
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